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Désormais, un cadre légal de gestion de la mobilité de la main d’œuvre burundaise

Au lendemain de la mise en place d’une Direction en charge de la promotion de l’emploi des migrants et de la mise en place des institutions coordonnatrices des activités dans cette Direction, le Ministère des   Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement a vite passé à l’étape suivante.

Dans le cadre de concrétiser la volonté commune partagée au plus haut niveau entre les Leaders de la République du Burundi à Gitega et ceux du Royaume d’Arabie Saoudite à Riyad,  pour renforcer, cimenter et élargir les domaines de coopération entre nos deux pays à travers des partenariats mutuellement avantageux, le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement S.E. Ambassadeur Albert SHINGIRO a procédé
à la signature de deux Accords sur le recrutement des travailleurs migrants en général et des travailleurs domestiques en particulier, entre le Gouvernement du Burundi et le Gouvernement du Royaume d’Arabie Saoudite, lors d’une mission officielle qu’il a effectuée au Royaume d’Arabie Saoudite au début du mois d’octobre 2021.

S.E Ambassadeur Albert SHINGIRO s’est dit satisfait et s’est beaucoup réjoui de la signature de ces accords car « au demeurant, dans un monde en perpétuelle mutation et de plus en plus interdépendant, la mobilité régionale ou internationale de la main d’œuvre reste essentielle aussi bien pour les pays d’origine que les pays de destination. Pour éviter des abus éventuels, cette mobilité doit être ordonnée, sûre et régulière », a-t-il déclaré.

Il a en effet confié  que, ce qui l’a poussé à s’investir dans la signature de ces accords c’est avant tout la protection légale et sociale de nos jeunes qui partaient jusqu’ici dans ce pays à la recherche de l’emploi sans aucune protection légale et sociale. Pour lui, ces accords vont mettre fin à la clandestinité et aux abus dont certains de nos jeunes étaient victimes. La deuxième raison est que ces accords ouvriront des opportunités de travail à notre jeunesse qui, représente plus de 60% de la population.

Comme le premier accord ouvre la porte aux jeunes burundais possédant un métier dans d’autres domaines, une fois sur place, ils acquerront une expérience et de nouvelles technologies qu’ils pourront mettre au profit de notre pays à la fin de leur séjour en Arabie Saoudite.

Ces accords viennent au moment opportun car, dès leur mise en œuvre les choses ne seront plus comme avant. Les travailleurs migrants burundais pourront plutôt observer la fin de la clandestinité, bénéficier de la protection légale, sociale, et protection en matière du respect des droits des travailleurs. Le recrutement sera bien organisé et régulé, il y aura possibilité d’ouverture d’un compte bancaire au nom du travailleur pour y verser son salaire directement. Une formation avant déploiement sur les exigences du métier et la culture du pays hôte sera assurée aux travailleurs Burundais.  Par-dessus tout, il y aura un comité de suivi de part et d’autre pour s’assurer du respect des clauses de ces accords.

Une autre bonne nouvelle est que, les jeunes Burundais ayant des métiers ou des talents recherchés dans les pays d’accueil auront la chance de s’y rendre et travailler en toute légalité avec la garantie d’une protection sociale et légale.

Signalons que des accords similaires seront bientôt signés avec d’autres pays du Golfe et d’ailleurs afin d’élargir le panier des opportunités pour la jeunesse Burundaise en quête d’emploi. Les démarches diplomatiques à ce sujet sont en cours et vont bon train.

Les deux accords seront définitivement en vigueur après les procédures internes de ratification dans chaque pays. Pour le cas du Burundi, ils passeront d’abord au Conseil des Ministres pour analyse, avant d’être envoyés au Parlement, pour adoption. La navette procédurale de ces deux instruments prendra fin avec la promulgation par les Plus Hautes Autorités.

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