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BRIEFING DE S.E. M. LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT AU CORPS DIPLOMATIQUE ET CONSULAIRE ET AUX ORGANISATIONS INTERNATIONALES ET REGIONALES

Monsieur le Doyen du Corps diplomatique ;

Mesdames et  Messieurs les Chefs de missions diplomatiques et consulaires ;

 Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales et régionales ;

Mesdames et Messieurs les hauts cadres du Ministère ;

Mesdames et Messieurs les journalistes,

BONJOUR !

  1. Comme à l’accoutumée et selon l’engagement pris de commun accord, nous tenons, ce jour, une rencontre de briefing et d’échanges sur des questions d’intérêt commun avec le corps diplomatique et consulaire et les représentants des organisations internationales et régionales.
  2. Permettez-moi cependant, de rendre d’abord grâce à Dieu le Tout Puissant qui a permis à tout un chacun d’être ici et de participer à cette séance, et de vous remercier tous pour votre disponibilité à prendre part à cette activité.
  3. Au cours de cette séance, je ferai un petit tour d’horizon dans certaines évolutions clés de la vie nationale et je partagerai avec vous quelques aspects majeurs de notre action diplomatique au cours des six mois écoulés ; sachant que le dernier briefing a eu lieu à la fin du mois de juin lors de l’ouverture de la Semaine diplomatique, édition 2021.
  4. Comme vous le savez, le Gouvernement burundais a défini six priorités absolues pour l’année 2021 : la bonne gouvernance, la santé publique, le développement du secteur de l’agriculture et de l’élevage, l’emploi des jeunes, le rapatriement des réfugiés et, enfin, la prise en charge des personnes retraitées.
  5. La bonne gouvernance est bien évidemment la première priorité du Gouvernement responsable et laborieux. Notre combat pour le renforcement de la bonne gouvernance passe par l’éradication des pratiques de corruption, de détournement des fonds publics et de mauvaise gestion des biens de l’Etat. Le patrimoine national doit effectivement être le capital du développement et du bien-être de chaque citoyen.
  6. Comme vous le savez, la corruption tétanise le développement de la société, favorise l’impunité, crée l’inégalité des citoyens devant les charges publiques et hypothèque l’Etat de droit. Sur le plan économique, la corruption conduit automatiquement à l’échec de la réalisation des objectifs de développement durable du pays.
  7. Pour y arriver, le Gouvernement met en œuvre une politique basée sur quelques axes principaux à savoir la sensibilisation et la moralisation de la population sur les méfaits de la corruption. Cela a conduit notamment à la mise en place d’un mécanisme de dénonciation directe ou à travers des boîtes à suggestion dont les résultats sont appréciables.
  8. La deuxième orientation est d’améliorer le cadre légal. La stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption a été revue et d’autres lois ont été promulguées aux fins de rapprocher la justice pénale anti-corruption des justiciables. L’élaboration des politiques ministérielles en matière de bonne gouvernance est en cours.
  9. En vue de compléter le dispositif de lutte contre la corruption, le Gouvernement a mis en place des mesures de répression par la conduite des enquêtes sur des cas de corruption et la traduction en justice des cas avérés.
  10. Enfin, le Gouvernement a renforcé les institutions de contrôle et d’investigation, comme la cour des comptes et l’inspection générale de l’Etat et a mis en place la chambre anti-corruption au sein des tribunaux de grande instance et l’unité spécialisée anti-corruption au sein de la police judiciaire.
  11. Tout ce dispositif contribue sensiblement à consolider le combat contre la corruption et la mauvaise gouvernance; un combat qui se poursuit aujourd’hui avec plus de détermination, de ténacité et de fermeté. Vous suivez régulièrement les informations locales, vous avez sans doute remarqué que S.E.M. le Président de la République ne passe pas un jour sans qu’il mette les gens en garde sur ces méfaits! Et, vous l’avez vu aussi, les coupables ont été gravement punis et d’autres limogés de leurs fonctions. Le Président de la République applique la tolérance zéro aux cas de corruption, de mauvaise gouvernance et de mauvaise gestion de la chose publique.
  12. Le renforcement de la bonne gouvernance passe également par la garantie et le respect effectif des droits humains, de la justice pour tous et de la liberté d’opinion et de presse.
  13. En matière des droits de l’homme, le Gouvernement burundais croit fermement qu’ils doivent être protégés par des mécanismes clairs de bonne gouvernance, de sécurité et de justice équitable. A cet égard, le Burundi dispose des mécanismes nationaux efficaces et efficients. Il s’agit de la Commission nationale indépendante des droits de l’homme qui a d’ailleurs recouvré récemment son statut A sur le plan international, lui conférant plus d’indépendance et d’opérationnalité. Il s’agit aussi de l’Observatoire national pour la prévention et l’éradication du génocide et des crimes contre l’humanité, du Conseil national pour l’unité et la réconciliation et de l’institution de l’Ombudsman. Tous ces mécanismes contribuent à la défense et à l’amélioration des droits de l’homme, chacun dans son cadre d’action. En plus de ces mécanismes, il y a des textes règlementaires et des conventions internationales et régionales qui guident les services publics en la matière et engagent tous les citoyens.
  14. Ainsi, les principales activités en cours dans ce secteur sont la poursuite de la professionnalisation de la police, le renforcement des capacités des officiers de la police judiciaire et des comités mixtes de sécurité humaine ainsi que l’amélioration de l’accès aux droits fondamentaux pendant la détention, mais aussi l’éducation citoyenne à la connaissance et au respect de la loi.
  15. Dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des principes internationaux de protection des droits de l’homme, mon pays estime que la meilleure voie passe par la coopération, le dialogue, l’assistance technique et le renforcement des capacités des mécanismes nationaux œuvrant dans ce domaine. Les principes de la non politisation, de la non sélectivité, de l’objectivité, de l’universalité des droits humains et le rejet du deux poids deux mesures sont les seuls principes à mettre en avant dans la protection et la promotion des droits de l’homme.
  16. Aussi, il est important pour toutes les nations d’accorder le même niveau d’attention à tous les droits de l’homme. Qu’ils soient politiques, civiques ou socio-économiques, ils doivent être considérés comme un tout indivisible ; faire le contraire est une attitude contre-productive.
  17. Dans le secteur de la justice, de nombreuses réformes continuent d’être menées. La nouveauté est la récente promulgation de la loi portant complément des Dispositions du code de procédure civile relative à la réinstauration du Conseil des Notables de collines pour promouvoir la résolution des différends à l’amiable et rapidement, à travers une justice de proximité.
  18. L’institution du Conseil des notables concorde avec les exigences du Plan National de Développement du Burundi qui accorde une place de choix à la justice de proximité.
  19. Les autres actions poursuivies sont la prévention et la lutte contre la criminalité, la protection des mineurs ; la lutte contre les violences basées sur le genre, le renforcement des capacités des magistrats et avocats, le soutien substantiel à la justice réconciliatrice à travers l’appui aux commissions spécialisées comme la CVR, la punition de tous les coupables sans exception pour tous les procès coulés en force de chose jugée.
  20. Au chapitre de la liberté d’opinion et de presse, le Conseil National de la Communication a  agréé depuis juin 2020 : 10 agences de communication, 6 journaux en ligne, 4 chaînes de radio, 3 chaînes de radio communautaire, 1 journal périodique et 1 studio de production.
  21. D’autres actions sont en cours. Soulignons ici l’analyse des dossiers de demande d’autorisation d’exploitation d’organes de presse, le dialogue continu entre le CNC et les représentants des médias sous sanctions en vue de leur réouverture. La concertation avec les médias dans l’objectif de renforcer le bon climat de collaboration entre le régulateur et les médias se poursuit normalement dans un esprit de confiance mutuelle.
  22. La seconde priorité est la santé publique, surtout la lutte contre la pandémie de COVID-19 qui s’ajoute à d’autres maladies dévastatrices comme la malaria, la tuberculose et le VIH-SIDA.
  23. Dans ce cadre, le Gouvernement a poursuivi la mise en œuvre de sa politique de gratuité des soins de santé pour les mères qui accouchent dans les structures sanitaires publiques et pour les enfants de moins de cinq ans et la facilitation, autant que faire se peut, de l’accès aux soins à toutes les autres catégories de la population.
  24. S’agissant en particulier de la COVID-19, l’attention du monde entier est aujourd’hui tournée vers cette pandémie qui a déjà causé énormément de dégâts sur le plan humain et sur le plan socio-économique.
  25. Ce combat est mené à travers des campagnes de dépistage massif, de recherche des cas contacts, de prise en charge des cas positifs et de sensibilisation au respect des mesures sanitaires en vigueur.
  26. Par ailleurs les premiers vaccins sont arrivés à Bujumbura le 14 octobre 2021 ; d’autres suivent progressivement et la prise des doses de vaccins se fait sur une base volontaire.
  27. Depuis l’apparition des premiers cas, le Burundi a pris des mesures de prévention et de riposte et toutes ces stratégies ont permis de maintenir le taux de positivité à un taux inférieur à 2% actuellement.
  28. Cependant, la pandémie ne peut être atténuée, voire anéantie que par une action collective, solidaire et durable de tous les pays du monde. Le Burundi, comme la plupart d’autres pays, a besoin de la solidarité internationale pour faire face à cette grave menace sanitaire et pour la relance de son développement économique. Comme l’a si bien dit le Secrétaire Général des Nations Unies, je paraphrase en substance « personne ne sera à l’abri tant que tout le monde ne l’est ».  Le nationalisme vaccinal n’est pas une bonne option dans un monde de plus en plus interconnecté.
  29. Dans le secteur de l’agriculture, sur base des constats de la saison agricole antérieure, la production n’a pas cessé de croître de manière satisfaisante. Des mesures additionnelles sont prises dans le cadre de la modernisation des méthodes agricoles en vue de pérenniser l’autosuffisance alimentaire.
  30. A cet égard, les différents responsables des services publics concernés effectuent régulièrement des descentes sur terrain pour le monitoring de la situation de nutrition dans le pays ; la disponibilisation des intrants agricoles à un prix accessible par la population ; la sensibilisation à grande échelle sur le regroupement de la population en associations ou en coopératives de production agricole ; la sensibilisation sur la conservation des produits agricoles pour l’intérêt de la population ; la sensibilisation sur les bonnes pratiques agricoles; la régulation du prix des denrées alimentaires de première nécessité.
  31. Le Gouvernement a continué à apporter son soutien aux coopératives agricoles opérant sur toutes les collines du pays à hauteur de 10 millions de francs burundais par colline.
  32. S’agissant de l’élevage, le Gouvernement a poursuivi sa politique de repeuplement du cheptel à travers la chaîne de solidarité ; permettant ainsi à la population la consommation de meilleures protéines animales et l’obtention de revenus supplémentaires pour d’autres besoins de base.
  33. La promotion de l’emploi des jeunes vise à les inciter à faire preuve d’imagination pour initier eux-mêmes des projets de développement, à favoriser l’auto-emploi et à adhérer au programme national de regroupement dans des associations et coopératives de production. Le Président de la République, surnommé récemment « ami de la jeunesse», rencontre souvent les jeunes pour discuter en toute confiance des meilleures voies pour atteindre cet objectif.
  34. Pour ce faire, le Gouvernement a lancé un vaste programme d’autonomisation économique et d’emploi des jeunes en plus de la création de la Banque d’investissements pour les jeunes déjà fonctionnelle.
  35. Il faut noter également, en rapport avec la création d’emploi et le développement, que le Gouvernement a offert une partie des garanties aux projets initiés et gérés par les jeunes et les femmes, via le Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement (FIGA).
  36. Eu égard à la situation normale dans le pays, les citoyens burundais en exil rentrent massivement, y compris les acteurs politiques. Certains bénéficient de l’accompagnement du HCR consécutivement aux pourparlers engagés par les parties concernées, d’autres le font en dehors de ce canal. Entre janvier et fin octobre 2021, plus de 60.000 réfugiés sont rentrés volontairement, soit une augmentation de 126% par rapport à la même période en 2020 où 26.868 personnes ont été rapatriées. Plusieurs autres se font actuellement enregistrer pour prendre le chemin retour afin de tirer parti du retour à la normalité politique, sécuritaire et démocratique dans le pays.
  37. Le Gouvernement met tout en œuvre pour les accueillir avec amour et dignité et les réinsérer dans leur vie antérieure. Notre souhait est que l’année 2022 soit une année de retour au pays natal de tous nos compatriotes encore en exil. C’est à cette fin que nous poursuivons assidument les contacts avec toutes les parties concernées en vue de l’accélération du rapatriement volontaire des réfugiés. Le Gouvernement du Burundi fait des efforts pour la réinsertion socio-économique de ces derniers et l’appui aux communautés d’accueil, mais il a besoin de l’accompagnement des partenaires pour relever ce défi.
  38. Quant aux personnes retraitées, l’objectif primordial est leur prise en charge en assurant leurs soins médicaux et en améliorant leur pension. Pour les soins médicaux, le processus est déjà en vigueur tandis que la question de la pension améliorée est sous étude au niveau des services gouvernementaux.
  39. En dehors de ces priorités absolues, j’aimerais évoquer brièvement d’autres axes de grande importance pour mon pays. Il s’agit de la protection de l’environnement, de la collaboration avec les organisations de la société civile et avec les partis politiques, des organisations non gouvernementales étrangères, du climat des affaires et des investissements et de la coopération internationale.
  40. La protection de l’environnement est un axe qui attire aujourd’hui l’attention du monde entier, comme en témoigne l’engouement des Etats membres à la COP26 de Glasgow. L’engagement du Burundi aux questions liées à l’environnement en général l’a conduit à être partie à une vingtaine de conventions internationales y relatives. C’est dans ce contexte que nous mettons tout en œuvre pour mobiliser des moyens pour la réalisation des projets liés à la biodiversité, à la pollution des eaux, à la régression et à la dégradation des sols, à la réduction de la couche d’ozone et des polluants organiques.

  1. C’est dans cette optique également que le Burundi a intégré dans son programme le reboisement à l’échelle nationale EWE BURUNDI URAMBAYE, ‘’Burundi vert’’, des aires et sommets dénudés ainsi que le long des cours d’eau. Le reboisement se poursuit et arrive aujourd’hui à une étape satisfaisante.

  1. Dans le cadre de l’amélioration constante du climat politique et de la cohésion sociale, le Gouvernement organise des rencontres régulières d’échanges avec les associations sans but lucratif et compte mettre en place un cadre de concertation entre l’administration et les organisations de la société civile. Quant au dialogue avec les partis politiques, le Forum permanent de dialogue des partis politiques agréés poursuit ses activités pour discuter et proposer des solutions sur les grands enjeux politiques. Dans ce même registre, le Gouvernement encourage les partis politiques ayant connu des divisions en leur sein à s’asseoir ensemble et à dialoguer en vue de la réunification, pour être plus viables.

  1. S’agissant des Organisations non gouvernementales étrangères, nous veillons à la mise en application de leurs engagements, ainsi que bien sûr, de nos propres engagements qui sont ceux de faciliter l’implantation de nouvelles ONGEs dans le pays et l’établissement d’une instance de dialogue entre les autorités concernées et les ONGEs afin de renforcer davantage la coopération entre les deux parties dans l’intérêt des populations bénéficiaires et dans le respect des lois nationales en la matière.

  1. En matière de climat des affaires et des investissements, le Gouvernement est en train de mettre en œuvre les activités suivantes : la

formation sur le business, le coaching des femmes entrepreneures, le suivi de l’opérationnalisation de la zone économique spéciale, la conception des réformes pour l’amélioration du climat des affaires, l’appui et l’assistance multiformes aux investisseurs, la structuration et la consolidation du dialogue constructif entre PTFs et le Gouvernement/Ministères sectoriels et le renforcement de l’intégration économique régionale (opérationnalisation de la ZLECAf au Burundi , engagement renforcé aux organisations régionales existantes – EAC, COMESA,  CEPGL, CEEAC -, adhésion du Burundi aux nouveaux mécanismes et conventions dans le domaine de la gouvernance économique – droit, anti-corruption, commerce en vue d’améliorer le climat des affaires et investissements).

  1. La récente décision sur le paiement et l’obtention de visas à l’aéroport International Melchior NDADAYE de Bujumbura pour les voyageurs ayant des documents de voyage requis rentre aussi dans le cadre de l’ouverture du Burundi au monde.

  1. Sur le plan diplomatique, de coopération internationale et régionale et de l’ouverture du pays au monde, il est important d’évoquer les visites d’Etat effectuées par S.E.M. le Président de la République au Kenya du 31 mai au 1er juin 2021, en République Démocratique du Congo du 12 au 14 juillet 2021, en Tanzanie en octobre 2021 et aux Emirats Arabes Unis du 8 au 12 novembre 2021.

  1. Pour ma part, j’ai effectué des missions à Brazzaville du 3 au 6 juin 2021, à Goma en RDC du 27 juin au 2 juillet 2021, à Arusha du 18 au 22 août 2021, à Kinshasa du 31 août au 2 septembre 2021, au Caire du 8 au 9 septembre 2021, à Riyad du 4  au 5 octobre 2021.  Des accords sectoriels de coopération ont été signés à chacune de ces étapes.

  1. J’ai également participé à la réunion des Conseils sur la coopération dans le secteur de la défense, la sécurité inter-Etats et la coordination de la politique étrangère à Arusha en août 2021, à la réunion ministérielle Italie-Afrique à Rome, tenue les 7 et 8 septembre 2021, à la réunion ministérielle des sessions statutaires de l’Union Africaine les 14 et 15 octobre 2021 à Addis-Abéba, à la 52ème réunion du Comité Permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale du 24 au 27 novembre 2021 et à la 8ème conférence ministérielle sur la coopération sino-africaine (FOCAC) à Dakar du 29 au 30 novembre 2021.

  1. De même, le Burundi a participé au plus haut niveau à la 76ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies dont le débat général a eu lieu du 21 au 27 septembre 2021. S. E. M. le Président de la République a eu l’occasion de délivrer son message à l’Assemblée Générale et à mener des consultations bilatérales avec un certain nombre de partenaires bilatéraux et multilatéraux.

  1. Nous comptons poursuivre sur la même lancée en vue du renforcement des liens d’amitié et de partenariat avec tous les pays et organisations, dans un esprit constructif, solidaire et respectueux entre les parties.

  1. A cet égard, je me réjouis que l’Organisation Internationale de la Francophonie ait décidé, en novembre 2020, de lever les mesures de mise sous observation et de suspension de la coopération multilatérale dont mon pays faisait l’objet depuis quelques années, reconnaissant par-là les multiples avancées du Burundi en matière de consolidation de la paix, de la sécurité et de la démocratie. C’est dans ce même cadre que le Conseil de Sécurité des Nations Unies et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine ont retiré le Burundi de leur agenda politique.

  1. Je salue également la récente décision du Président Américain, S.E. M. Joe BIDEN, de lever l’état d’urgence concernant la situation au Burundi et la fin des sanctions ciblées contre certaines hautes personnalités burundaises. J’invite l’Union Européenne, en tant que partenaire historique et important du Burundi, d’emboîter le pas aux Etats-Unis d’Amérique et aux autres partenaires pour finaliser le processus en cours de la levée des sanctions en rapport avec l’Article 96 de l’Accord de Cotonou ainsi que les sanctions ciblées.

  1. Pour ce qui est de la coopération avec les Nations Unies et ses

démembrements sur le terrain, nous apprécions à juste titre tout ce que l’Equipe pays des Nations Unies a fait et continue de faire pour accompagner le Gouvernement du Burundi dans ses programmes de développement socio-économique. Nous réitérons notre plein soutien et notre entière coopération à l’Equipe pays des Nations Unies au Burundi.

  1. Pour ce qui est de la paix collective, le Burundi reste aussi très engagé dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies et de l’Union Africaine où il dispose de plus de 5.000 hommes au service de la paix dans le monde. Notre engagement se poursuivra avec détermination car notre contribution au maintien de la paix est un retour d’ascenseur à la communauté internationale qui est restée aux côtés du Burundi en temps de paix comme en temps de guerre.

  1. Au niveau de la nouvelle stratégie diplomatique, le Burundi a adopté la diplomatie économique (business diplomacy) comme mode d’action diplomatique. Celle-ci est basée sur cinq piliers à savoir l’attrait des investissements étrangers, le transfert des technologies, la promotion du tourisme, l’industrialisation progressive du pays ainsi que le développement des infrastructures, base de la transformation structurelle de l’économie.

  1. Pour ce qui est de l’intervention des partenaires dans les projets de développement, les principes de l’appropriation nationale, de la non-duplication, du non-chevauchement et de l’alignement aux programmes prioritaires du pays devraient toujours guider l’action de nos partenaires.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

  1. Permettez-moi, avant de terminer, de revenir, pour simplement vous le rappeler, au projet gouvernemental de «Recensement Général de la Population et de l’Habitat, de l’Agriculture et de l’Elevage, 2022 » (RGPHAE2022).

  1. L’objectif global de ce recensement, vous le savez déjà pour avoir participé à la Table ronde de mobilisation des fonds tenue début novembre 2021, est de contribuer à une meilleure connaissance de la population du Burundi et de son évolution prévisible et de mettre à la disposition des utilisateurs, notamment des pouvoirs publics, des indicateurs socio-démographiques fiables et à jour en vue de la planification du développement inclusif et harmonieux. Le coût de l’opération est de 52 milliards de Francs burundais soit environ 26 millions de dollars américains.

  1. J’ai souhaité saisir cette bonne occasion pour vous sensibiliser davantage sur cette importante activité prévue l’année prochaine et réitérer la requête déjà faite en vue de bénéficier de votre précieux concours pour la réalisation de ce projet.

  1. Je ne saurais conclure mon propos sans vous remercier de votre présence remarquée, de votre accompagnement continu aux différents programmes de développement du pays ainsi que de votre coopération dans un esprit d’ouverture, de confiance et de compréhension mutuelle sur des sujets d’intérêt commun.

Je vous remercie de votre aimable attention

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