Lors de sa participation à la 45ème Session Ordinaire du Conseil Exécutif de l’Union Africaine, le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement du Burundi Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Albert SHINGIRO a révélé la position du Burundi sur le rapport de la réunion conjointe du comité ministériel sur les barèmes des contributions et les contributions et du comite du F15.

Dans son discours, le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement du Burundi Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Albert SHINGIRO a félicité Son Excellence Monsieur le Président du Conseil Exécutif, de la manière avec laquelle il dirige les travaux avec courage et détermination sans aucun signe de fatigue. Il a aussi félicité ses collègues de la République d’Angola et la République du Tchad pour ces deux rapports sur les deux sujets intimement liés, à savoir les barèmes des contributions et les contributions et du Comité du F15
Depuis sa création jusqu’à nos jours, l’Union Africaine reste toujours confrontée à des défis significatifs en matière de mobilisation des ressources financières pour son fonctionnement. Pour changer la donne, une contribution équitable et suffisante de tous les États membres est essentielle pour garantir l’indépendance et l’efficacité de cette organisation.
La révision des barèmes des contributions vise à assurer une répartition plus équitable des charges financières entre les États membres. Elle doit tenir compte de la capacité économique de chaque pays tout en garantissant que tous les membres participent de manière significative au financement de l’Union. Cette approche équilibrée est essentielle pour renforcer la solidarité africaine et garantir la pérennité financière de l’organisation.
La contribution équitable de chaque État membre repose sur plusieurs principes fondamentaux.
Il est crucial de reconnaître la diversité économique du continent africain hétérogène. Les pays varient considérablement en termes de taille, de population et de niveau de développement économique et de localisation géographique. Par conséquent, comme aux Nations Unies, les barèmes de contribution doivent être adaptés pour refléter cette diversité et éviter de surcharger les pays à faible revenu.
Pour le Ministre burundais des Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement, il est important de promouvoir la transparence et la responsabilité dans la gestion des finances de l’Union Africaine. Il est légitime que les États membres s’assurent que leurs contributions sont utilisées de manière efficace et transparente à travers une gestion financière rigoureuse et des mécanismes de suivi et d’évaluation robustes.
Il a souligné la crucialité de maintenir un engagement politique fort de la part de tous les États membres. Le financement de l’Union Africaine ne doit pas être perçu comme une simple obligation financière, mais comme un investissement dans l’avenir commun. Chaque contribution, aussi modeste soit-elle, est une expression de solidarité et de détermination à construire une Afrique unie, prospère et pacifique.
Le Ministre burundais en charge des affaires étrangères a tenu réaffirmer l’engagement de la République du Burundi à soutenir les efforts de l’Union Africaine pour établir des barèmes de contribution justes et efficaces. « Ensemble, unis et déterminés, nous pouvons relever ce défi et garantir la pérennité financière de notre organisation et construire une Union Afrique forte, indépendante, prospère, respectée et respectueuse d’autres Nations. » a-t-il ajouté.
Ministère des Affaires Etrangères du Burundi