Ce jeudi 23 avril 2026, Son Excellence l’Ambassadeur Edouard Bizimana, Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement, a procédé à l’ouverture officielle de l’atelier national de validation du rapport sur la mise en œuvre du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.
Cet atelier constitue une étape importante dans le processus d’élaboration du rapport, notamment pour sa validation technique et institutionnelle, préalable à sa finalisation et à sa transmission aux instances internationales compétentes à New York, dans le cadre des mécanismes de suivi du Pacte mondial, en particulier lors de l’Assemblée générale.

Dans son discours, le Ministre Edouard Bizimana a rappelé que le Burundi a souscrit au Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, adopté en 2018, en tant que cadre de référence non contraignant, fondé sur les principes de souveraineté nationale, de coopération internationale et de respect des droits fondamentaux des migrants.
À ce titre, le pays s’est résolument engagé dans la mise en œuvre progressive des 23 objectifs du Pacte, notamment en matière de collecte et d’utilisation de données fiables sur la migration, de réduction des facteurs structurels de migration irrégulière, de facilitation des voies de migration régulière, de protection des droits des travailleurs migrants, ainsi que de prévention et de lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants.
Le Ministre a également souligné que le rapport met en exergue les avancées significatives réalisées, notamment le renforcement du cadre juridique et institutionnel de la migration au Burundi, les efforts pour mieux encadrer la mobilité de la main-d’œuvre burundaise à l’étranger, ainsi que les initiatives visant à protéger et assister les migrants, en particulier les plus vulnérables. Il n’a pas manqué de relever les défis persistants, notamment en matière de migration irrégulière, de mobilisation des ressources et de coordination interinstitutionnelle.
Prenant la parole à son tour, la Cheffe de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Burundi, Madame Emanuela Muscarà, a salué les efforts continus déployés par les autorités burundaises pour renforcer la gouvernance migratoire, structurer les mécanismes de coordination interinstitutionnelle et promouvoir une migration ordonnée, humaine et orientée vers le développement.
Elle a indiqué que cette validation témoigne de la volonté du Burundi de contribuer activement au dialogue international sur la mise en œuvre du Pacte mondial, en mettant en lumière des avancées concrètes dans le domaine de la gouvernance migratoire. Selon elle, ce processus offre également l’opportunité de consolider les acquis, de valoriser les progrès réalisés et d’identifier, avec lucidité et ambition, les priorités futures.
En conclusion, Madame Muscarà a rappelé que le Pacte mondial, négocié par les États membres, constitue un cadre de coopération non juridiquement contraignant. Il ne crée pas de nouveaux droits, mais réaffirme des engagements et des principes déjà existants en matière de protection des migrants.

Ministère des Affaires Etrangères du Burundi