Ouverture à Bujumbura de la réunion conjointe du groupe de travail technique de la Communauté Est Africaine sur la santé et le développement

Ce mardi 22 septembre 2026, à Bujumbura, à l’Hôtel Kiriri Garden, Monsieur Sophonie NITUNGA, Secrétaire Permanent en charge des Affaires étrangères et de la Coopération au Développement, a procédé à l’ouverture de la réunion conjointe hybride du groupe de travail technique sur la santé sexuelle et reproductive et la santé maternelle, néonatale, infantile et de l’adolescent, le VIH/sida, les infections sexuellement transmissibles et la tuberculose.

 
La cérémonie s’est déroulée en présence des représentants du Secrétariat de la Communauté Est-Africaine (CAE), des délégués des États partenaires de la Communauté, des représentants des institutions des Nations Unies, ainsi que de nombreux experts venus des différents pays de la région, certains présents physiquement, d’autres connectés à distance.
Dans son allocution, Monsieur NITUNGA a salué particulièrement la présence des représentants du Secrétariat de la CEA et des experts des États partenaires, soulignant que leur mobilisation témoigne d’un engagement commun à renforcer la coopération régionale face aux défis sanitaires qui touchent les populations Est-africaines.
En effet, il a tenu à exprimer la reconnaissance du Burundi envers le Secrétariat de la Communauté Est-Africaine, à travers son Département de la Santé intégrée, pour l’organisation de cette réunion, ainsi qu’envers le Programme 2gether4SRHR — programme régional conjoint des Nations Unies associant l’ONUSIDA, l’UNFPA, l’UNICEF et l’OMS — pour son soutien constant aux efforts régionaux en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs. Il a également salué la contribution financière et technique du Mécanisme RAISE, dont l’appui renforce les systèmes de santé régionaux et la redevabilité, illustrant, l’importance de l’action collective face à des défis sanitaires qui dépassent les frontières nationales.
Monsieur NITUNGA a insisté sur le rôle central de l’information sanitaire dans l’élaboration de politiques de santé publique efficaces. Sans données fiables et disponibles en temps opportun, il devient difficile d’identifier correctement les besoins des populations, de mesurer les progrès réalisés, d’allouer les ressources de manière optimale et de concevoir des interventions adaptées aux réalités du terrain.

Abordant les enjeux propres à la santé des femmes, des mères et des enfants, il a rappelé que la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles, tout comme la santé des nouveau-nés, des enfants et des adolescents, exigent une attention soutenue, tandis que la lutte contre le VIH/sida, les infections sexuellement transmissibles et la tuberculose continue de nécessiter des interventions coordonnées et des réponses fondées sur des données probantes. À cet égard, il a présenté la Communauté Est-Africaine comme une plateforme précieuse permettant aux États partenaires de travailler ensemble et de développer des approches communes, l’intégration régionale ne se limitant pas, selon lui, à la seule coopération économique.
Monsieur NITUNGA a par ailleurs rappelé les trois objectifs majeurs de cette réunion technique : renforcer l’intégration et la coordination régionales dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive et de la santé maternelle, néonatale, infantile et de l’adolescent ; évaluer les progrès réalisés et identifier les actions prioritaires pour renforcer les systèmes d’information sanitaire de routine ; et partager les expériences, innovations et bonnes pratiques entre les pays de la région. Les conclusions et instruments issus de ces travaux devraient être soumis à la 26ᵉ réunion du Conseil sectoriel des Ministres de la Secrétariat de la Communauté Est-Africaine en charge de la Santé, prévue en octobre 2026.
Le Secrétaire Permanent a enfin invité l’ensemble des participants à mener leurs délibérations dans un esprit ouvert et constructif, fondé sur les données probantes et l’apprentissage mutuel, en insistant sur l’importance de recommandations concrètes et réellement applicables. Il a réaffirmé l’attachement du Burundi au processus d’intégration de la CAE et l’engagement du Gouvernement burundais à faciliter le bon déroulement de cette rencontre.

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