Ce mardi 22 septembre 2026, s’est tenue à Bujumbura une activité de supervision visant à évaluer la mise en œuvre de l’intégration des systèmes de paiement et de règlement de l’EAC ainsi que sa contribution à la promotion de la gestion des finances publiques et de la responsabilité dans les États partenaires.

Dans cette importante activité, il y avait une délégation de dix personnes de l’Assemblée Légistrative de l’Afrique de l’Est conduite par l’Honorable Saïd KIBEYA.Pour l’Honorable Saïd KIBEYA, il apprécie la décision de la Commission des comptes d’entreprendre cette activité de surveillance, qui offre une occasion importante de faire le point sur les progrès réalisés, d’échanger des expériences et d’identifier les domaines de surveillance de la mise en œuvre de l’intégration des systèmes de paiement et de règlement de l’EAC.

Dans son Discours de Monsieur Aimé NKURUNZIZA, Directeur General Responsable du Programme EAC qui a représenté le Gouvernement du Burundi dans cette activité a signalé que l’intégration des systèmes de paiement et de règlement est un élément important du programme d’intégration de l’EAC, en particulier dans le contexte du développement progressif de l’Union monétaire de l’Afrique de l’Est
Les Systèmes de paiement efficaces, sécurisés et interopérables sont essentiels pour faciliter le commerce et les investissements au sein de l’EAC ainsi que le renforcement de l’intégration financières et de réduire les couts et les délais associés aux transactions transfrontalières.

Du point de vue du Burundi, la mise en œuvre de l’initiative de sécurité et de sûreté de la CAE est particulièrement pertinente pour les efforts pays visant à renforcer la connectivité financière avec les autres États partenaires et à faciliter les activités économiques transfrontalières. Elle offre également l’opportunité d’améliorer l’efficacité, la transparence et la fiabilité des transactions financières impliquant les institutions publiques et les autres acteurs économiques.
Les objectifs de cette activité de contrôle sont donc d’une grande importance. En particulier, l’évaluation de l’état opérationnel et des performances de l’Initiative de sécurité des paiements et des systèmes de paiement (ISPS), de sa contribution à la gestion et à la transparence des finances publiques, ainsi que des progrès accomplis en matière d’harmonisation des politiques, des législations et des cadres réglementaires financiers, permettra de mieux comprendre l’état actuel de l’intégration régionale des systèmes de paiement.

Le Burundi reconnaît que la réussite de l’intégration régionale des systèmes de paiement exige non seulement une infrastructure technologique appropriée, mais aussi des cadres juridiques et réglementaires harmonisés, des mécanismes de contrôle efficaces, des mécanismes de cybersécurité et de continuité des activités adéquats, ainsi que des capacités techniques suffisantes parmi les institutions concernées.
La poursuite de la coopération entre les États partenaires, les banques centrales nationales, les institutions financières et le Secrétariat de la CAE demeure essentielle. Le partage d’expériences et une action coordonnée seront particulièrement importants pour relever les défis de l’interopérabilité, renforcer les capacités de supervision et garantir la sécurité et la résilience des infrastructures de paiement.
Le Gouvernement du Burundi attache une grande importance au programme d’intégration de la CAE et demeure déterminé à contribuer aux initiatives qui favorisent une intégration financière et économique plus poussée au sein de la Communauté.
Ministère des Affaires Etrangères du Burundi