Le Secrétariat général de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) a organisé, du 18 au 21 août 2026 à Mombasa, en République du Kenya, une réunion spéciale du Conseil des Ministres consacrée à la finalisation des questions urgentes relatives au personnel des organes et institutions de la Communauté.
Le Burundi a pris part à cette importante réunion à travers le Secrétaire Permanent en charge de l’EAC au Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Régionale et de la Coopération au Développement M. Séverin MBARUBUKEYE qui a représenté le pays dans les travaux consacrés notamment à la situation du personnel, au processus de recrutement ainsi qu’à la validation des descriptions de postes au sein des organes et institutions de l’EAC.
La réunion ministérielle, tenue du 20 au 21 août 2026, a été précédée, les 18 et 19 août, par une session du Comité de coordination regroupant les Secrétaires permanents et autres hauts responsables des États partenaires. Les travaux ont réuni les représentants des États partenaires de l’EAC, le Secrétaire général de la Communauté, les responsables des organes et institutions ainsi que les cadres concernés.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par d’importants besoins en ressources humaines au sein de la Communauté. Le rapport relève qu’en juillet 2026, sur les 439 postes prévus dans la structure approuvée des organes et institutions de l’EAC, 276 étaient occupés tandis que 164 demeuraient vacants. Cette situation, conjuguée aux départs prévus de certains membres du personnel, rendait nécessaire la mise en place d’une approche progressive de recrutement.
À l’issue des échanges, le Conseil des Ministres a notamment levé le moratoire sur le recrutement et autorisé les organes et institutions de l’EAC à engager progressivement les procédures nécessaires pour renforcer leurs effectifs. Il a également approuvé le recours au système intégré de recrutement électronique, destiné à rendre le processus plus efficace, transparent et moins coûteux. Ce système prévoit notamment la soumission électronique des candidatures, la présélection automatisée sur la base des critères établis ainsi que des procédures standardisées d’évaluation.
Le Conseil a, en outre, retenu une approche de recrutement par phases, permettant de répondre en priorité aux besoins les plus urgents tout en tenant compte des contraintes financières de la Communauté. Cette démarche vise à assurer la continuité des activités et à restaurer progressivement les capacités en personnel des différents organes et institutions de l’EAC.
Une attention particulière a également été accordée à la validation et à l’harmonisation des descriptions de postes. Les experts des États partenaires avaient procédé à la validation des descriptions de postes entre juillet 2025 et juin 2026. Le Conseil a finalement approuvé l’ensemble des descriptions ainsi validées, tout en apportant des orientations sur certaines catégories de postes et sur les qualifications requises.
Dans ce cadre, le Burundi, aux côtés de plusieurs autres États partenaires, a participé aux échanges sur certaines questions relatives aux exigences des postes, notamment celles concernant les Officiers de liaison de défense, les qualifications du Secrétaire exécutif de la Commission de la langue kiswahili ainsi que les exigences d’expérience pour les postes de Directeurs et de Directeurs exécutifs. Le Conseil a notamment décidé de maintenir l’exigence de quinze années d’expérience pour ces derniers postes.
La question de la participation des jeunes aux opportunités offertes par l’EAC a également retenu l’attention du Conseil. Le Secrétariat général a été chargé d’élaborer une stratégie visant à faciliter l’intégration et la participation des jeunes au sein de la Communauté et à leur permettre de mieux accéder aux opportunités professionnelles qui y sont offertes.
Par ailleurs, le Conseil a approuvé la nomination de Mme Pascaline Balisanga Nyiramutozu au poste de Directrice exécutive de l’EAC-CASSOA pour une période de trois ans, conformément au principe de rotation entre les États partenaires.
La réunion a enfin examiné la situation de deux membres du personnel du Programme de gestion intégrée des ressources en eau du bassin du lac Victoria (LVB-IWRM), dont le maintien sous financement des États partenaires a été approuvé afin d’assurer la continuité de la mise en œuvre du programme. Le Burundi figure parmi les cinq États partenaires concernés par ce programme régional.
À travers sa participation à cette réunion, le Burundi a ainsi contribué aux discussions visant à renforcer les capacités institutionnelles et les ressources humaines de la Communauté d’Afrique de l’Est, tout en veillant à la prise en compte des intérêts et des préoccupations des États partenaires dans l’évolution des mécanismes de recrutement et de gestion du personnel de l’EAC.
Ministère des Affaires Etrangères du Burundi