Du 5 au 7 juillet 2026, Bujumbura est devenue la capitale régionale du multilinguisme et de l’innovation numérique en abritant la 3ᵉ Conférence Internationale sur le Kiswahili. Placée sous le thème « Le Kiswahili, le Multilinguisme et l’Intelligence Artificielle: façonner l’avenir de la souveraineté linguistique, de la sécurité culturelle et de l’intégration régionale », cette rencontre rassemble les pays membres de la Communauté Est Africaine (CEA).Les travaux ont été officiellement ouverts par Lydia Nsekera, Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture. Dans son allocution, elle a exprimé sa gratitude envers les organisateurs pour avoir choisi le Burundi comme hôte de cette édition. Elle a rappelé que le Kiswahili est une langue vivante, enseignée, parlée et intégrée dans la communication courante, et que les dirigeants burundais eux-mêmes en sont des fervents utilisateurs.
La Ministre a également souhaité la bienvenue aux participants et les a invités à célébrer la 5ᵉ Journée mondiale du Kiswahili, commémorée chaque 7 juillet, comme une opportunité de renforcer les stratégies de développement des langues africaines, notamment le Kirundi, langue nationale du Burundi.
La conférence poursuit plusieurs objectifs stratégiques :
• Intégration régionale : Consolider la cohésion des pays de la CEA à travers une langue commune.
• Développement durable : Exploiter les potentialités du numérique et de l’IA pour soutenir les politiques culturelles et éducatives.
• Souveraineté linguistique : Éviter la marginalisation des langues africaines dans l’espace numérique mondial.
• Déclaration de Bujumbura : Élaborer un texte fondateur qui positionnera le Kiswahili et les autres langues africaines comme acteurs à part entière de la révolution numérique.
Au-delà du Kiswahili, cette conférence met en lumière la nécessité de promouvoir toutes les langues africaines comme vecteurs de sécurité culturelle et de développement. Le Burundi, en accueillant cette rencontre, confirme son rôle de pionnier dans la diplomatie culturelle et son engagement à faire des langues africaines des piliers de l’intégration régionale et de l’innovation technologique.
Ministère des Affaires Etrangères du Burundi