Ce mardi 9 juin 2026, la République du Burundi a marqué un tournant diplomatique majeur en ouvrant les travaux de la Table ronde consacrée à sa présidence de l’Union Africaine (UA). Cet événement, placé sous le haut patronage du Ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration Régionale et de la Coopération au Développement, Son Excellence l’Ambassadeur Edouard Bizimana a réuni des institutions publiques, du corps diplomatique, des partenaires techniques et financiers internationaux, du secteur privé, de la société civile, des universités, des centres de recherche, des jeunes ainsi que des médias.

Dans son allocution, le Ministre a souhaité une chaleureuse bienvenue aux participants et salué la présence massive de ces partenaires au développement. Il a également rappelé que la présidence de l’UA par le Burundi constitue une marque de confiance des États membres. Il a souligné les priorités ou axes majeurs de la présidence burundaise:
• Durabilité de l’eau : garantir l’accès équitable à une ressource vitale et anticiper les défis liés au climat, un enjeu vital pour la santé, l’agriculture et la résilience climatique.
• Sécurité régionale : renforcer les mécanismes de prévention et de résolution des conflits régionaux et la consolidation de la paix.
• Éducation inclusive : améliorer la qualité de l’enseignement, un levier essentiel pour favoriser l’autonomisation des jeunes.
• Autonomisation des femmes et des jeunes : promouvoir leur participation active dans la gouvernance et le développement économique.
Le Ministre Bizimana a profité de l’occasion pour mettre en avant les réalisations du Burundi au niveau national, régional et continental, notamment en matière de solidarité, d’engagement diplomatique et de projets intégrateurs. Il a également insisté sur le rôle central de la jeunesse africaine, affirmant qu’elle n’est pas uniquement l’avenir du continent, mais aussi son présent, sa force et sa richesse.
Il a en outre précisé que cette Table ronde servira de cadre de dialogue, équivalent au traditionnel briefing diplomatique trimestriel, permettant de discuter de la situation du Burundi et de sa position sur les enjeux régionaux et mondiaux.
Dans son discours, Madame Violet Kakyomya, Représentante des Partenaires au Développement et Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies au Burundi, a souligné que la présidence burundaise de l’UA n’est pas seulement une responsabilité gouvernementale, mais également une opportunité nationale. Elle a réaffirmé l’engagement des partenaires à accompagner le Burundi, à mobiliser des ressources et à partager des expertises afin que les priorités définies se traduisent en résultats tangibles pour les peuples africains.
Le Représentant de la Commission de l’Union Africaine au Burundi a déclaré dans son discours que cette présidence marque le retour diplomatique du pays sur la scène internationale. Il a ajouté qu’elle constitue une tribune exceptionnelle pour aligner la Vision Burundi 2040-2060 avec l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Selon lui, le Burundi ne sera pas un simple observateur, mais un acteur engagé d’une Afrique qui planifie, innove et agit.
Ont suivi les différentes présentations des éminents panelistes qui, toutes ont convergé sur l’enjeu de la présidence de l’UA, celui de transformer les ambitions en réalités concrètes, c’est à dire mobiliser toutes les parties prenantes afin de transformer ce mandat en une opportunité stratégique pour le pays et pour l’ensemble du continent.

La présidence de l’UA par le Burundi est perçue comme une reconnaissance diplomatique. Après des années d’isolement, le pays se voit confier la mission de représenter l’Afrique dans les grandes instances internationales telles que le G20 ou les Nations Unies. Ce rôle de porte-parole continental traduit la confiance des États africains dans la capacité du Burundi à impulser une dynamique panafricaine. Il confère également au pays une visibilité accrue et une légitimité renforcée, après des années d’isolement sur la scène internationale.
Différentes observations qui ont été émises ont révélé que la réussite de cette présidence dépend de la capacité du Burundi à fédérer :
• Les États membres de l’UA, pour assurer une cohérence continentale.
• Les organisations régionales et internationales, qui apportent expertise et financement.
• La société civile, garante d’une approche inclusive et participative.
• Le secteur privé, moteur d’innovation et de croissance durable.
En effet, cette présidence ouvre des perspectives multiples notamment pour le Burundi, une visibilité diplomatique renforcée et une place stratégique dans les débats mondiaux et pour l’Afrique, une voix unifiée sur les enjeux planétaires, allant de la paix à la durabilité, en passant par l’inclusion sociale.



En conclusion, la table ronde sur la présidence burundaise de l’Union Africaine illustre une volonté claire du Burundi de transformer ce mandat en un levier de mobilisation collective. En réunissant les parties prenantes autour des priorités stratégiques bien définies du continent. Le Burundi entend inscrire son action dans une dynamique panafricaine tournée vers la paix, la durabilité et l’inclusion, tournée vers l’avenir.
Ministère des Affaires Etrangères du Burundi