Atelier multipartites de validation du rapport sur les indicateurs de gouvernance des migrations au Burundi

Ce mardi 23 juillet 2024, à l’Hôtel Kiriri Garden le Secrétaire Permanent au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement accompagné par Madame Emanuela MUSCARA, Représentante de l’Organisation Internationale des Migrants (OIM) au Burundi a procédé à l’ouverture d’un atelier multipartites de validation du rapport sur les indicateurs de gouvernance des migrations au Burundi.

Dans son discours de Madame Emanuela MUSCARA, la Cheffe de Mission de l’OIM Burundi, a dit que cet atelier est l’achèvement du processus d’évaluation des Indicateurs de Gouvernance des Migrations au Burundi – IGM en sigle, qui ont été conçus pour suivre les progrès accomplis au regard de la cible 10.7 des objectifs de développement durable, qui appelle les gouvernements à faciliter la migration et la mobilité de façon ordonnée, sûre, régulière et responsable, notamment par la mise en œuvre des politiques migratoires planifiées et bien gérées ».

Madame Emanuela MUSCARA a signalé qu’en 2015, l’OIM a mis au point le Cadre de gouvernance des migrations (MiGOF). Ce cadre propose l’approche idéale par laquelle un État peut déterminer ce dont il a besoin pour bien gérer les migrations, compte tenu des circonstances nationales qui varient d’un pays à l’autre. La même année, pour pouvoir mesurer ce cadre de gouvernance, l’OIM a élaboré avec Economist Impact les indicateurs de gouvernance des migrations un ensemble type de près de 100 indicateurs permettant aux États de dresser le bilan de leurs structures de gouvernance des migrations.Les évaluations des IGM sont effectuées à la demande des gouvernements pour mettre en œuvre concrètement le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières adopte par la majorité’ des états membres des nations unies, dont le BURUNDI en 2018. L’objectif final est l’identification de forces et les faiblesses des systèmes de gestion des migrations, ce qui permet de mettre en œuvre des réformes qui soient ciblées et efficaces. Le processus d’évaluation des IGM au Burundi a été mené depuis le mois d’octobre 2023, a-t-elle ajouté.

Le rapport de la situation des Indicateurs de gouvernance des migrations met en évidence les exemples d’aspects qui sont bien développés au Burundi et les aspects qui pourraient être renforcés. Sur ce point, Madame Emmanuela a salué quelques actions concrètes réalisées ces derniers mois par le gouvernement du Burundi, avec le soutien de l’OIM, pour relever certains défis liés à la migration dont l’élaboration de la Politique Nationale de la Migration de la Main d’œuvre ainsi que l’élaboration des procédures opérationnelles standards sur le processus de recrutement éthique ; la consolidation du système de gestion des risques de catastrophes et l’élaboration du plan d’action national de lutte contre la traite des personnes ainsi que les procédures opérationnelles standards de lutte contre la traite des personnes.

Quant au Secrétaire Permanent au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement a fait savoir que le monde actuel est caractérisé par une mobilité sans précèdent, et le besoin de faciliter des migrations sûres, ordonnées et régulières se fait sentir. La nécessité de relever les défis et de maximiser les opportunités offertes par cette mobilité a été reconnue avec l’inclusion de la migration dans le Programme de Développement durable à l’horizon 2030.

La législation burundaise sur les migrations existe déjà à travers le Décret-loi N°01/25 du 05 novembre 2021 portant révision du  Décret-Loi du 20 mars 1989 portant règlementation des migrations au Burundi. En s’investissant dans la signature des accords en matière de la migration de la main d’œuvre depuis 2021, le Gouvernement du Burundi a voulu diminuer sinon combattre à jamais les migrations illégales pour les burundais qui partaient clandestinement à  l’extérieur du pays à la quête du travail, et ainsi minimiser le trafic illicite des migrants et aux abus dont certains deviennent victimes dans les pays de destination, a-t-il ajouté.

Signalons qu’au Burundi, le processus d’analyse des indicateurs de gouvernance des migrations a été entrepris par l’OIM et l’Economist Impact, en collaboration avec l’équipe des points focaux représentant les différents Ministères sectoriels et le représentant des Agences privées de recrutement. Ces indicateurs permettront au Gouvernement du Burundi de renforcer ou d’améliorer la gouvernance des migrations, et ce, dans le but de la mise en œuvre de la vision de Son Excellence le Président de la République « Burundi pays émergent en 2040 et pays développé en 2060 ».

 

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