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L’Ambassadeur du Burundi en France s’exprime sur la décision de lever la mesure de suspension de la coopération multilatérale francophone

Dans une interview exclusive qu’il a accordée à TLMD Magazine (TLMD est un réseau de Journalistes et correspondants basés un peu partout en Afrique, en Europe et en Amérique), l’Ambassadeur du Burundi en France SE Ernest NIYOKINDI s’est exprimé sur la récente décision de lever la mesure de suspension de la coopération multilatérale francophone à l’endroit du Burundi.

Le journaliste du Magazine TLMD a voulu savoir d’abord l’origine des sanctions qui étaient prises par l’Organisation Internationale de la Francophonie(OIF). L’Ambassadeur NIYOKINDI Ernest a fait savoir que 2015 a été une année difficile pour le Burundi qui a dû faire face à une insurrection fomentée de l’extérieur, suivie d’une tentative de coup d’Etat, le tout visant à renverser les institutions élues en 2010, par la force. La gestion de cette crise, en particulier les affrontements entre les putschistes et les loyalistes, ont entrainé des pertes en vies humaines et infrastructures. Après avoir unanimement condamné la tentative de coup d’Etat la communauté internationale en général et la Francophonie en particulier se sont paradoxalement tournées vers les institutions du pays pour leur reprocher les dégâts matériels et les pertes en vies humaines enregistrés. C’est ainsi que la Francophonie a mis sous observation le Burundi avant de suspendre la coopération multilatérale avec le Burundi. Ce que le Burundi a ressenti comme injuste a indiqué Ambassadeur NIYOKINDI. Il a continué à expliquer que ces décisions d’autant plus paradoxales qu’une mission de très haut niveau de l’Union Africaine et le Secrétaire Général de l’ONU en personne, venaient de visiter le Burundi et constaté une normalisation réelle de la situation, coupant ainsi court à ceux qui voulaient  remettre le pays sous tutelle en envoyant des armées étrangères sur le sol Burundi.

A la question de savoir comment le Burundi a procédé pour arriver à la levée de ces sanctions, l’Ambassadeur NIYOKINDI a fait savoir que dès la suspension de la coopération multilatérale le 7 avril 2016, le Gouvernement du Burundi, par le biais du Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale, avait protesté énergiquement contre ces mesures, en démontrant qu’elles venaient à contre courant et seraient improductives. Il a continué à expliquer que par la suite, la Représentation du Burundi auprès de la Francophonie n’a cessé de dénoncer leur caractère injuste en démontrant que la situation évoluait positivement et qu’il fallait les abroger ; que ce soit au sommet d’Antananarivo ou celui d’Erevan, sans oublier dans les instances qui les ont préparés. L’Ambassadeur NIYOKINDI a ajouté que lors de sa remise des Lettres d’Accréditation à Madame la Secrétaire Générale, dans leurs entretiens ultérieurs, il a systématiquement ramené la question du statut du Burundi au sein de la famille francophone sur le tapis. Durant la 110ème Session du CPF, l’Ambassadeur NIYOKINDI a fait, au nom du Gouvernement, une déclaration demandant la levée de ces sanctions. Il a indiqué que cette déclaration a été favorablement accueillie. Par souci du respect des procédures, la Présidente du CPF a saisi la Commission politique pour qu’elle prépare la résolution levant ces sanctions. L’Ambassadeur NIYOKINDI n’a pas manqué de remercier tout ceux qui ont contribué à la levée de ces sanctions contre le Burundi.

L’Ambassadeur Ernest NIYOKINDI s’est exprimé aussi sur les attentes du Burundi après la levée de ces mesures. Il a fait savoir que la première attente est politique ; avec cette mesure, le Burundi ne sera plus à l’agenda des sessions du CPF,  que cela est très important parce que cela prouve que  le pays n’est plus sur la liste « des pays à problèmes ». La deuxième attente que l’Ambassadeur NIYOKINDI a montré c’est la reprise effective de la coopération.

L’Ambassadeur du Burundi à Paris a terminé en indiquant qu’avec cette étape déjà franchie au niveau de l’OIF, le Burundi espère la levée des mesures restrictives également prise contre lui par les pays de l’Union Européenne, en ne considérant pas le Burundi comme une menace à la sécurité internationale et par conséquent ne pas toujours le mettre à l’agenda du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le Burundi s’attend à la reprise de la coopération avec ces différents Etats dans la dynamique des relations mutuellement respectueuses et bénéfiques a-t-il réitéré.

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