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L’Ambassadeur du Burundi en France s’exprime sur la situation actuelle du pays

Le 8 Septembre 2020, l’Ambassadeur du Burundi en France SE Ernest NIYOKINDI a accordé une interview exclusive à TLMD Magazine (TLMD est un réseau de Journalistes et correspondants basés un peu partout en Afrique, en Europe et en Amérique).

Au cours de cette interview  l’Ambassadeur NIYOKINDI  est revenu sur les nombreuses crises qui ont secoué le Burundi, les priorités de SE le Président de la République et la nécessité d’ouverture du Burundi au monde.

Le TLMD MAGAZINE a voulu savoir de la situation actuelle du pays après l’investiture de SE Evariste NDAYISHIMIYE à la Présidence de la République du Burundi.

L’Ambassadeur NIYOKINDI a fait savoir qu’avec la fin de la guerre civile qui a duré plus de 10ans et le nouveau leadership instauré depuis 2005, le Burundi est un pays qui a retrouvé toute sa dignité, dans lequel la paix et la sécurité règnent, qui ramène petit à petit au bercail les réfugiés, un pays qui s’ouvre au monde, qui affronte actuellement les défis liés à son développement à base de l’outil PND 2018-2027(Plan National de Développement  2018-2027), pour y arriver. Il a ajouté que c’est aussi un pays qui s’est reconstruit petit à petit, en comptant surtout sur ses propres forces, à travers les travaux de développement communautaires : Construction des écoles, des Centres de Santé et des infrastructures publiques etc.

Il a fait savoir que le Burundi est un pays dont les pouvoirs publics ont tout fait pour alléger les charges de la population, un exemple parmi d’autres étant la gratuité de l’enseignement de base et des soins de santé pour les moins de 5 ans et les femmes enceintes.

L’Ambassadeur NIYOKINDI a annoncé que le pays vient de réussir un nouveau processus électoral, le 4ème consécutif depuis la fin de la guerre civile, ce qui est une première au Burundi et un exemple pour d’autres pays.

Il a indiqué que le processus électoral lui-même a été pris en mains, dans ses aspects organisationnels et financiers par le peuple burundais, ce qui témoigne de sa maturité et, en même temps, prouve au monde combien il est jaloux de son indépendance et de sa souveraineté.

A la question de savoir ce qui a fondamentalement changé ou qui changera bientôt au Burundi, l’Ambassadeur du Burundi en France a indiqué que le système de gouvernance politique institué par la nouvelle constitution constitue en soi un grand changement : la nouvelle structure gouvernementale et un Gouvernement resserré ayant un coordonnateur unique, le Premier Ministre, constitue une avancée dans l’amélioration de la gestion de la chose publique.

Il a précisé que le Président de la République et les nouvelles institutions, malheureusement élues et investies dans un contexte de deuil national, se sont engagées à perpétuer l’œuvre et l’héritage du Président NKU­RUNZIZA pour le bien- être de la population qui les a élues.

Il a fait savoir que les nouvelles autorités viennent de lancer une nouvelle dynamique visant à mettre le bien être des burundais au centre des préoccupations et de toutes les actions des pouvoirs publics: les premières mesures visant la bonne gestion de la chose publique et la lutte contre les malversations, le rétablissement des citoyens dans leurs droits et libertés, le renforcement du dialogue entre burundais, la justice pour tous, l’accent mis sur les actions envers la jeunesse et l’organisation de la population en coopératives s’inscrivent dans cette optique.

Ce qui va changer aussi, c’est plus d’ouverture au monde à travers des relations diplomatiques basées sur le respect mutuel, a signalé Ambassadeur NIYOKINDI.

A la question de savoir les priorités et les urgences du nouveau Président, après le fameux 3ème mandat controversé et la crise qui a secoué le pays sur différents plans depuis 2015, l’Ambassadeur NIYOKINDI  a d’abord fait remarqué qu’il n’ya pas eu de 3ème mandat ni de mandat de trop. Il a indiqué que l’insurrection et la tentative de putsch de 2015 ont eu lieu sur un prétexte destiné à mobiliser la communauté internationale autour d’une prétendue violation de la constitution et ainsi justifier le renversement des institutions élues en 2010. Il a indiqué que la Cour constitutionnelle a validé le mandat du Président NKURUNZIZA en 2015 et qu’elle était la seule habilitée à le faire.  Le Burundi s’est soumis de bonne grâce à une vérification de la Cour de Justice de l’EAC ; celle-ci a donné raison à notre cour constitutionnelle, enlevant ainsi toute forme de légitimité à ce mouvement insurrectionnel.

Comme il a indiqué que ces turbulences de 2015 ont néanmoins fait des dégâts parce qu’ils ont terni l’image du Burundi, provoqué des sanctions de la part de la communauté internationale et amené des Burundais à fuir leur pays.

Il a indiqué qu’après avoir géré la crise et ramené la paix et la sécurité au pays, que l’une des priorités actuelles est donc de ramener tous les burundais au bercail. L’autre priorité des priorités c’est d’améliorer l’image du pays à l’extérieur et faire lever les sanctions prises injustement contre le Burundi à la suite de cette crise.

Le chantier de la bonne gouvernance et du développement du Burundi prendra une place centrale durant la législature qui commence, a-t-il fait savoir.

L’Ambassadeur Ernest NIYOKINDI s’est exprimé aussi sur l’état des relations du Burundi avec les autres pays et les relations avec la France. Il a fait savoir qu’après les 1ères élections démocratiques de 2005, le Burundi a réellement renoué avec la communauté internationale et les relations en berne pendant la guerre civile ont été revigorées. Malheureusement, la crise de 2015 a ramené en arrière le Burundi même si beaucoup de pays amis ne l’ont pas lâché. A l’heure actuelle, S.E.M. le Président de la République entend ouvrir davantage le pays au monde dans une relation de respect mutuel et de coopération bénéfique à tous en respectant la souveraineté de chaque Etat. C’est à dire que globalement, les relations avec l’ensemble des pays vont prendre un nouvel essor.

Il a indiqué qu’avec la France que le Burundi a des relations de très longue date vieilles bientôt de 50 ans ; elles ont souffert des crises répétitives au Burundi mais n’ont jamais été rompues. Il a fait savoir que la France a salué l’évolution de la situation au Bu­rundi après le récent processus électoral.

A la question de savoir si le Burundi a à cœur de redorer son blason, l’Ambassadeur Ernest NIYOKINDI a indiqué que le Burundi n’a pas à rougir de la façon dont il a géré la crise de 2015 parce que les institutions ont joué leur rôle et ont ramené rapidement la paix et la sécurité. Si le coup d’Etat avait réussi, le Burundi serait sur le ban de la communauté internationale,  alors que ce n’est pas le cas.

Il a ajouté qu’il est paradoxal que la tentative du coup d’Etat ayant été condamnée unanimement par la communauté internationale, certains pays accueillent et hébergent les auteurs de cette sale besogne et refusent d’exécuter les mandats internationaux émis par la justice burundaise contre eux.

Il a annoncé que ce sont ceux qui ont été manipulés et qui ont prononcé des sanctions envers un Gouvernement qui n’a fait que son devoir qui devraient reconnaître leur erreur et lever ces mesures.

Le Burundi reste disposé à coopérer avec tous les Etats dans le respect des règles de jeux tracées par l’Accord de Cotonou en la matière a-t-il réitéré.

En répondant à la question de comment il voit le Burundi dans un futur proche, l’Ambassadeur du Burundi en France n’a pas mâché ses mots : le Burundi sera un pays vivant et dynamique, un pays bien gouverné, attelé aux actions de développement, à la recherche permanente du bien-être de la population, comme l’a promis SEM le Président de la République. Il a terminé en précisant que ce sera un pays qui aura repris sa place et son rôle dans le concert des Nations quand il aura été débarrassé de l’incompréhension et des sanctions injustes et unilatérales prises à son encontre.

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