Flash Info
Accueil / Actualités / DECLARATION DE S.E.M. L’AMBASSADEUR EZECHIEL NIBIGIRA, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA REPUBLIQUE DU BURUNDU A LA 74ème SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLEE GENERALE DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES

DECLARATION DE S.E.M. L’AMBASSADEUR EZECHIEL NIBIGIRA, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA REPUBLIQUE DU BURUNDU A LA 74ème SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLEE GENERALE DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES

DECLARATION DE S.E.M. L’AMBASSADEUR EZECHIEL NIBIGIRA, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA REPUBLIQUE DU BURUNDU A LA 74ème SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLEE GENERALE DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES

New York, le 30 septembre 2019

Excellence Monsieur l’Ambassadeur, Professeur Tijjani Muhammad-Bande, Président de la 74èmesession de l’Assemblée Générale de l’ONU,

Excellences Mesdames, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Majestés,

Monsieur Antonio Guterres, le Secrétaire Général de l’ONU,

Distingués délégués, Mesdames, Messieurs, Tout protocole observé,

  • Dès l’entame de mon propos, ma délégation voudrait avant tout rendre grâce à Dieu Tout -Puissant, qui nous a permis de nous retrouver ensemble dans cette belle salle de l’Assemblée générale, pour débattre à cœur ouvert des sujets qui nous tiennent à cœur au nom de l’humanité. Nous remercions le pays et la ville hôtes pour les marques d’attention et l’hospitalité légendaire à notre égard depuis notre arrivée dans cette magnifique ville de New York, siège social de notre organisation.
  • Ma délégation souhaite également vous transmettre les salutations les plus cordiales et les vœux de succès à ces assises du Peuple Burundais et de Son Excellence Pierre NKURUNZIZA, Président de la République du Burundi qui m’a honoré de le représenter aujourd’hui.
  • Permettez-moi ensuite d’exprimer mes chaleureuses félicitations à Son Excellence l’Ambassadeur Tijjani Muhammad-Bande de la République Fédérale du Nigéria pour sa brillante élection à la présidence de la 74ème session ordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU. Les grandes qualités et le talent qu’on est unanime à lui reconnaitre sont assurément un gage de succès des travaux de cette session dont le thème central « galvaniser les efforts multilatéraux pour l’éradication de la pauvreté, l’éducation de qualité, l’action contre le changement climatique et l’inclusion» touche pratiquement les défis majeurs auxquels le monde est confronté aujourd’hui. Vous pouvez tout naturellement compter sur l’entière coopération du Burundi dans l’accomplissement de votre noble et exaltante mission.
  • Par la même occasion, ma délégation voudrait rendre un hommage mérité à votre prédécesseur, Mme Maria Fernanda Espinosa Garces, quatrième femme présidente de l’Assemblée générale depuis la création de l’ONU en 1945, non seulement pour ses qualités professionnelles et personnelles admirables, mais aussi pour la manière exceptionnellement professionnelle avec laquelle elle a présidé la 73ème session que nous venons de clôturer avec succès.
  • Nous rendons un hommage mérité au Secrétaire général des Nations Unies, Monsieur Antonio Guterres ainsi que son action courageuse en cours visant à réformer notre organisation commune afin d’accroître son efficacité́ et sa crédibilité et faire d’elle une organisation proche des citoyens.
  • Monsieur le Président, ma délégation voudrait en outre, avant de poursuivre la partie substantielle de sa déclaration, présenter au nom du Gouvernement du Burundi, ses condoléances les plus attristées et sa solidarité aux peuples et aux Gouvernements de la République du Zimbabwe, de la République de Tunisie ainsi que de la République Française respectivement suite aux décès de Son Excellence Camarade Robert Gabriel Mugabe, ancien président et père de l’indépendance du Zimbabwe et Son Excellence Béji Caïd Essebsi, ancien président de la Tunisie et E. Jacques Chirac, ancien Président de la République française.
  • Monsieur le Président, sur le plan de la politique intérieure, les préparatifs des élections de 2020 sont très avancés aussi bien sur le plan organisationnel que budgétaire. Les mécanismes nationaux sur la préparation des élections sont déjà en place pendant que les gestes d’apaisement favorisant un climat propice à la tenue des élections libres, transparentes et apaisées ne cessent de se multiplier. Sans être exhaustif, je citerai notamment, (I) La feuille de route de Kayanza conduisant aux élections pacifiques en 2020 a été adoptée après de très larges consultations au sein de la classe politique burundaise, (II) la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est déjà opérationnelle (III), le code électoral révisé a été adopté par le Parlement en avril 2019 par 105 voix pour sur 108. (IV) La décision de financer l’entièreté du budget opérationnel des élections sans recours aux ressources extérieures souvent imprévisibles et conditionnelles (V) la publication par la CENI du calendrier électoral de tous les scrutins prévus en 2020.
  • Conformément à ce calendrier, l’élection présidentielle, celles des députés et des conseils communaux sont cumulées et se tiendront en date du 20 mai 2020. La campagne électorale est prévue du 27 avril au 17 mai». L’élection sénatoriale se fera le 20 juillet 2020 et le dernier scrutin, celui des conseils collinaires, est prévu le 24 août 2020.
  • Il ne serait pas superflu de rappeler que le processus électoral au Burundi comme ailleurs dans le monde est une affaire interne qui relève exclusivement de la souveraineté nationale. Tout accompagnement à ce processus doit être fourni sur demande du gouvernement du Burundi conformément aux principes de la Charte de l’ONU. Et si accompagnement il y a, il ne doit pas donner droit aux actes d’interférence caractérisée.
  • Toute tentative de vouloir créer un nouveau rôle ou de redéfinir un rôle existant aux Nations Unies sur impulsion de certains Etats pour s’occuper des élections au Burundi à la place des Burundais serait une atteinte à la souveraineté nationale et une violation flagrante de la Charte des Nations Unies qui stipule en son art.2, alinéa 7, je cite: « Aucune disposition de la Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État ni n’oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la Charte… », fin de citation.
  • En ce qui concerne les gestes d’apaisement en vue de favoriser un climat propice à la tenue des élections paisibles et inclusives, je mentionnerais entre autres gestes (I)L’élargissement de l’espace politique dans le pays par l’agrément de nouveaux partis politiques et la promotion de la liberté d’expression (II) la décision du président de la République de renoncer volontairement à ses droits constitutionnels de se représenter aux élections présidentielles de 2020 constitue un geste de haute valeur politique et démocratique qui pourrait servir d’exemple sur tout le continent et ailleurs (III), l’accueil et l’intégration des réfugiés et exilés politiques qui rentrent en grand nombre (IV), la promotion du dialogue politique au sein du Forum des partis politiques, (V) la libération, au début de l’année, de plus de 2000 prisonniers incluant les jeunes casseurs et insurgés de 2015.
  • Monsieur le Président, en ce qui concerne, le dialogue entre les partis politiques en vue de l’organisation des élections apaisées 2020, il se poursuit normalement au Burundi dans un esprit d’ouverture et de tolérance politique. Ma délégation rappelle que c’est ce dialogue quasi permanent et efficace qui a abouti à l’adoption de la feuille de route de Kayanza en vue des élections apaisées en 2020, à la mise en place de la CENI et à l’adoption du code électoral par le parlement et au retour au pays de plusieurs leaders politiques qui avaient fui le pays en 2015.
  • Les acteurs étrangers qui semblent vouloir ramener cette question de dialogue hors du Burundi visent trois choses : (I) déstabiliser le Burundi à la veille des élections de 2020, (II) donner un coup de pouce aux putschistes de 2015 aujourd’hui en cavale, hébergés, nourris et protégés par ces mêmes acteurs qui ne cessent d’agresser diplomatiquement et politiquement le Burundi depuis 2015 , (III) détourner l’attention des Burundais de l’essentiel, c’est-à-dire l’organisation des élections de 2020 et la mise en œuvre du plan national de développement.
  • Tous ces acteurs exogènes devront assumer leur responsabilité le moment venu de toutes les conséquences de leur ingérence dans les affaires qui relèvent de la souveraineté du Burundi. Les Burundais et le monde les observent. Pour sa part, le peuple Burundais restera opposé, par principe, en tout temps, en tout lieu et en toute circonstance à toute tentative d’interférence étrangère dans la gestion des affaires qui relèvent de la compétence nationale, qu’elle soit étatique ou le fait d’une organisation internationale ou régionale.
  • Ma délégation souhaite rappeler à cette auguste assemblée que l’efficacité des Nations Unies est tributaire de sa capacité à préserver les idéaux qui ont permis sa création en 1945 au lendemain d’une guerre meurtrière.  Nous ne saurons faire de l’ONU, une Organisation pour tous, si l’ingérence osée de certains gouvernements dans les affaires intérieures d’autres pays souverains est dangereusement tolérée en violation de la charte qui fait le fondement même de notre organisation.
  • Sur le plan sécuritaire, la situation au Burundi est stable, calme et entièrement maitrisée sur toute l’étendue du territoire. Du nord au sud, de l’ouest à l’Est en passant par le centre, la nuit comme le jour, les citoyens Burundais jouissent de leurs droits civiques et politiques en toute quiétude. Dans le souci de pérenniser la paix chèrement retrouvée, E. Pierre NKURUNZIZA, Président de la République du Burundi, a lancé, le 10 septembre, la 13ème édition du Flambeau de la Paix qui a parcouru les 18 provinces du pays, en appuyant à chaque étape les Travaux de Développement Communautaire en cours dans la localité visitée, initiés par les citoyens du lieu.
  • Pour ce qui est de la situation humanitaire, nous nous félicitons du retour massif et volontaire des réfugiés Burundais qui avaient fui le pays en 2015. Au-delà des plusieurs milliers de Burundais qui rentrent d’eux-mêmes sans l’assistance du HCR, depuis le 1er août 2017 jusqu’au 23 septembre 2019, 77.080 réfugiés constitués de 25.666 ménages ont été rapatriés volontairement au Burundi en provenance de la Tanzanie, mais aussi du Kenya et de la RDC. Ce mouvement de retour volontaire massif est une manifestation évidente du retour de la paix, la tranquillité, la confiance et la stabilité dans le pays, nonobstant les propos de certains acteurs étrangers qui continuent de gonfler délibérément le nombre de réfugiés encore en exile pour maintenir le Burundi dans une psychose de crise artificielle.
  • En ce qui concerne la présence du Burundi à l’agenda du Conseil de Sécurité, nous n’avons jamais cessé de le dire, le Burundi se trouve sur l’agenda du Conseil de Sécurité pour des raisons politiques et des intérêts extérieurs qui n’ont rien à voir avec le bien-être du peuple Burundais. La situation politico-sécuritaire actuelle dans le pays ne constitue aucune menace à la paix et la sécurité internationale pour justifier son maintien arbitraire à l’agenda du conseil de Sécurité.
  • L’organisation en cascade des réunions sur le Burundi qui ne sont pas motivées par la réalité du terrain constitue un facteur de déstabilisation du pays au lieu de favoriser la paix et la tranquillité. De telles réunions intempestives donnent indirectement un coup de pouce aux putschistes de 2015 qui ont fui le pays et qui sont recherchés par la justice burundaise. Nous réitérons donc notre appel légitime du retrait du Burundi de l’agenda du Conseil de Sécurité. Le temps précieux consacré au Burundi peut être alloué aux autres zones de tensions qui sont légion. La place du Burundi devrait être au niveau des agences et programmes des Nations Unies traitant du développement socio-économique pour accompagner les efforts nationaux dans la mise en œuvre du plan national de développement et des objectifs de développement durable de l’agenda 2030.
  • Monsieur le Président, nous rejetons fermement l’agression politico diplomatique injustifiée contre le Burundi et son peuple par des Gouvernements Etrangers dont certains se sont illustrés dans la tentative de changement de régime en 2015 par des voies anticonstitutionnelles. La diplomatie des muscles doit céder la place à la coopération mutuellement bénéfique et respectueuse. Ce ne sont pas ce genre de pressions à double standard, disproportionnées et injustes qui vont nous remettre à genoux 57 ans après la fin de la colonisation dans notre pays, une période cauchemardesque dont le peuple Burundais essaie encore se réveiller aujourd’hui. L’entêtement de certains de sortir de la logique néocoloniale les pousse à se comporter en donneurs de leçons, plus d’un demi-siècle après l’accession à l’indépendance de la quasi-totalité des pays africains. Le constat amer est qu’actuellement, l’ingérence dans les affaires intérieures d’autres Etats devient de plus en plus banalisée au mépris des principes de la Charte de notre organisation. La nature des relations entre l’Afrique et les pays au passé colonial devrait être repensée afin de transformer l’histoire douloureuse de la colonisation en opportunités à travers une coopération mutuellement avantageuse et respectueuse.
  • Il est temps que des acteurs étrangers cessent d’infantiliser le peuple Burundais. Le peuple Burundais est un peuple fier, digne et très attaché à son indépendance politique et à ses valeurs d’UBUNTU. Il est suffisamment mature pour s’occuper de ses affaires sans aucune interférence étrangère, qu’elle soit proche de nos frontières ou lointaine. Toute tentative d’entrer dans notre cuisine interne sans y être convié, se heurtera toujours au sursaut et au patriotisme burundais comme ce fut le cas lors de la conspiration de changement de régime en 2015. Nous restons conscients que le complot de 2015 n’est pas mort et enterré. Certains cherchent à le faire ressusciter par des moyens subtils difficiles à déceler à première vue, mais qui n’échappent pas à la vigilance du peuple Burundais.
  • En ce qui concerne la mise en œuvre de l’agenda de développement durable 2030, outre l’intégration et l’alignement des ODD aux cadres nationaux de planification et de programmation du développement, le Gouvernement du Burundi s’est livré à un autre exercice en matière de localisation des ODD en initiant le processus d’intégration des ODD dans les Plans Communaux de Développement Communautaire (PCDC, 3ème Génération) ainsi qu’un suivi des dynamiques communales observées dans la mise en œuvre des ODD.
  • Par ailleurs, comme le cœur du développement durable se trouve au niveau de la communauté, toutes les 119 communes du Burundi sont en train d’élaborer ou de réviser leurs Plans Communaux de Développement Communautaire (PCDC) en y intégrant les cibles des ODD et du PND. Ainsi, le Burundi, à l’instar d’autres pays engagés dans le développement durable, a pris toutes les dispositions de produire régulièrement un rapport de suivi de la mise en œuvre des ODD et du PND. Pour partager le chemin déjà parcouru dans la mise en œuvre des ODD, les succès, les défis actuels et émergeants, les leçons apprises, le Burundi a déjà annoncé au Conseil économique et social son intention de se soumettre aux examens nationaux volontaires en 2020. Nous restons convaincu que pour que les ODD que nous avons tous adoptés en 2015 deviennent une réalité, il nous faut impérativement plus d’engagement, plus d’ambition, plus d’action et  par-dessus tout plus de moyens.
  • Monsieur le Président, s’agissant des enjeux globaux, la présente session constitue une excellente occasion pour les Etats membres de nourrir la réflexion sur la manière dont notre Organisation commune doit faire face aux nouveaux défis actuels et émergeants. Le monde que nous vivons aujourd’hui a plus que jamais besoin d’une approche consensuelle pour faire face à des défis majeurs comme le changement climatique, le terrorisme, la gestion pacifique des conflits, le maintien de la paix dans le monde,  la réforme du Conseil de Sécurité, le multilatéralisme menacé, ainsi que la question des migrations.
  • En ce qui concerne le climat, il convient de rappeler que la planète sur laquelle nous vivons et vivrons les générations à venir est confrontée à une crise climatique qui s’aggrave de jour en jour avec la montée en flèche des leaders climato-septiques. La crise climatique menace des décennies de progrès et compromet tous les projets entrepris pour construire un développement inclusif et durable. Et entre temps, l’horloge continue de tourner sans possibilité de nous attendre. Le développement vert, le développement durable que nous voulons, nous le voulons maintenant, attendre demain serait trop tard.
  • Pour ce qui est de la lutte contre le terrorisme, tout en condamnant énergiquement le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, Mon pays le Burundi estime que le terrorisme ne saurait ni ne devrait être associé à une religion, une nationalité, une civilisation ou une origine ethnique donnée. Il s’agit d’une menace sans frontières qui nécessite une solution globale en s’attaquant, sans faux fuyant, aux causes profondes de ce mal du siècle telles que la pauvreté, l’analphabétisme, les inégalités à l’intérieur et entre les Etats, l’ignorance, l’exclusion et l’humiliation et que sais-je encore. Conscient de l’ampleur du terrorisme aujourd’hui, mon pays le Burundi poursuivra sa contribution substantielle à la lutte contre le terrorisme en Somalie où mon pays a déployé plus de cinq mille hommes.
  • S’agissant de la question des migrations, le constat amer est que les déplacements forcés massifs de populations constituent aujourd’hui une crise mondiale qui appelle une action collective de la part de la communauté internationale. Les réfugiés et les migrants n’ont jamais été aussi nombreux à franchir les frontières internationales, à fuir les conflits, les persécutions, la pauvreté et d’autres situations mettant leur vie en danger à la recherche de meilleures perspectives de vie ailleurs. Leurs périples comportent des risques considérables. Ceux qui parviennent à destination y sont fréquemment en butte à l’hostilité et à l’intolérance. La meilleure solution à la problématique des migrants serait de resserrer la coopération et de mieux répartir les responsabilités.
  • Au sujet de la réforme du Conseil de Sécurité, sujet qui fait l’objet de négociations depuis plus d’un quart de siècle, Mon pays le Burundi reste très attaché à la position africaine commune contenue dans le consensus d’Ezulwini et dans la Déclaration de Syrte qui vise à corriger l’injustice notoire contre l’Afrique, seul continent qui n’est pas représenté au Conseil de sécurité dans la catégorie des membres permanents et sous représenté au niveau de membres non permanents. Depuis plusieurs années en effet, l’Afrique n’a eu de cesse de dénoncer cette injustice historique qui continue de priver plus de 1.2 milliard de personnes le droit légitime d’être représentées au sein du Conseil de Sécurité, en tant que membre permanent jouissant des mêmes privilèges que les membres permanents actuels.
  • Pour ce qui est du multilatéralisme aujourd’hui menacé, le Burundi, tout comme la majorité écrasante des Etats membres des Nations Unies,  rejette la tendance de plus en plus grandissante de vouloir utiliser certains organes des nations unies, l’interventionnisme politique & militaire et les mesures coercitives unilatérales pour réguler la géopolitique dans le monde par des voies anticonstitutionnelles contraire au droit international et à la charte des Nations Unies.
  • En ce qui concerne les opérations de paix dans le monde, sans être parfaites et malgré les défis qui restent à relever dans ce domaine, elles restent très utiles pour le maintien et la consolidation de la paix dans le monde. Nous plaidons à cet égard pour un budget adéquat, durable, prévisible et flexible, y compris à travers les contributions obligatoires des Nations Unies, pour permettre aux missions de paix des Nations Unies et celles de l’Union Africaine autorisées par le Conseil de sécurité comme l’AMISOM d’exécuter correctement leur mission. Tout désengagement doit impérativement tenir compte du degré de la menace sur le terrain au lieu d’opérer des retraits ou réductions des troupes  uniquement sur base des durées artificielles et des calculs mathématiques. Le Burundi, qui dispose de plus de 6000 hommes en mission de paix,  voudrait, du haut de cette Tribune, réitérer son engagement à poursuivre sa contribution substantielle aux opérations de paix dans le monde. Il s’agit ici d’un retour d’ascenseur car le Burundi a bénéficié de l’appui d’autres nations durant les périodes les plus difficiles de son histoire avant de rétablir définitivement la paix et la stabilité dans le pays.
  • Sur le plan continental, le Burundi soutient pleinement,  l’Initiative de l’Union Africaine « faire taire les armes en Afrique d’ici 2020 » que le conseil de sécurité des nations Unies a soutenue par sa résolution 2457. A cet égard, nous sommes encouragés par les nouveaux développements positifs en RDC, en RCA, au Soudan, au Soudan du Sud, le nouveau vent d’espoir qui souffle dans la corne de l’Afrique sans oublier les performances de l’AMISOM en Somalie pour rétablir la paix dans ce pays frère.
  • Monsieur le Président, et je conclurai par ici, Mon pays le Burundi n’a jamais cessé de croire en la solidarité internationale, au multilatéralisme et au rejet de la diplomatie des muscles. Du haut de cette tribune, Mon pays le Burundi réaffirme son engagement à prendre sa part, toute sa part, dans la construction d’un ordre mondial basé sur la règle de droit, un monde pacifique, équitable et prospère et respectueux des principes de la Charte des Nations Unies.

          Je vous remercie de votre aimable attention !

A propos gestionnaire

Voir aussi

Présentation des copies figurées du nouvel Ambassadeur de la Fédération de Russie au Burundi S.E. Valéry Aleksandrovitch MIKHAYLOV

Le lundi 7 octobre 2019, S.E. Valéry Aleksandrovitch MIKHAYLOV, le nouvel Ambassadeur de la Fédération de …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!